Ramzan Kadyrov, caricature du roitelet corrompu et mafieux, vit-il ses dernières heures ? Est-il devenu trop embarrassant pour le Kremlin à force de provocations et de déclarations tonitruantes ? Ou au contraire, celui qui depuis 2007 tient d’une main de fer la Tchétchénie, fort d’une armée privée de près de 20 000 hommes, s’apprête-t-il à asseoir encore davantage son pouvoir, devenu indéboulonnable ? Un an après l’assassinat à Moscou de l’opposant Boris Nemtsov, dont les pistes mènent dans les plus hautes sphères de l’État tchétchène, la question agite les milieux politiques et les médias.