Algérie: la transition contrôlée par l’armée

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Le cinquième mandat de Bouteflika n’aura pas lieu, comme le demandaient les manifestants, mais les militaires conservent le contrôle du processus de réformes annoncé lundi par le pouvoir.

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« Tout changer pour que rien ne change » : selon un universitaire algérien lecteur du Guépard, c’est ce conseil de l’ambitieux et cynique Tancrède au prince Salina qui résumerait le mieux la stratégie adoptée par l’entourage, notamment militaire, d’Abdelaziz Bouteflika telle que l’a révélée le « message à la nation » publié lundi après-midi par l’agence officielle Algérie presse service (APS). L’avenir dira l’ampleur des changements entrepris et confirmera si, grâce à eux, rien n’a changé pour les bénéficiaires de l’opaque système du pouvoir algérien. Ou si, au contraire, le peuple qui attendait le changement, celui du régime et aussi celui des hommes, a obtenu, ne serait-ce qu’en partie satisfaction.