En Algérie, la presse enterre Ben Bella sans façon

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Disparu de la vie politique après le coup d’Etat de 1965, le premier président de l’Algérie indépendante sera enterré vendredi en grande pompe. Mais dans la presse algérienne, son bilan est pour le moins mitigé.

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« Cette fois-ci, il est mort le président Ben Bella. » L’accroche de l’article du quotidien Liberté-Algérie dit beaucoup d’une disparition annoncée plusieurs fois de manière prématurée ces dernières années, notamment par le quotidien francophone El Watan. Sa disparition était attendue certes, mais les éditorialistes algériens sont finalement très critiques envers celui qui, dans sa jeunesse, fut d'abord un excellent joueur de football, membre de l’équipe de l’Olympique de Marseille en 1940. « J'étais demi-centre de l'Olympique de Marseille, on m'avait proposé un contrat », confiait même Ahmed Ben Bella en 1981 au Grand débat de TF1.