Génocide des Tutsis: les années de faillite de la justice française

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Emmanuel Macron a promis le 5 avril que la justice allait être enfin dotée des moyens nécessaires pour juger les personnes suspectées de génocide vivant des jours tranquilles en France. Dans ce contexte, des juges racontent pour la première fois à Mediapart l’impossibilité qu’ils ont rencontrée pendant des années à travailler ces dossiers.

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Ce n’est pour l’heure qu’une promesse. Mais elle sonne comme un aveu. Le 5 avril 2019, Emmanuel Macron a promis que la justice française allait enfin être dotée – 25 ans après le génocide des Tutsis du Rwanda – des moyens nécessaires pour que les personnes vivant en France et suspectées de génocide, de complicité de génocide, de crime contre l’humanité ou de complicité de crime contre l’humanité « puissent être jugées dans un délai raisonnable ».