L'ONU concentre les critiques en Centrafrique

Par Dorothée Thiénot

Deux ans après son installation, la Mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca) est l'objet de beaucoup de mécontentements, alors que les violences persistent dans le pays.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

À Bangui, la capitale centrafricaine, le calme n’est toujours pas revenu, non plus que dans le reste du pays ; et ce malgré la présence de la Mission de stabilisation des Nations unies en Centrafrique (Minusca). Par exemple, début octobre 2016, une série de représailles de milices armées a fait au moins douze morts. Pendant ce temps, en province, des membres de ces mêmes groupes armés gardent le contrôle sur les villes et continuent leur expansion. Sous le regard des casques bleus de la Minusca. Alors que les tueries sont régulières dans le pays, la passivité de certains contingents dont le mandat reste de protéger les civils agace : « Les contingents de l'arrière-pays n'anticipent jamais, même quand ils ont l'information à temps », explique un ministre centrafricain. « Résultat : les forces onusiennes viennent pour constater les dégâts quand c'est trop tard. »