A la Maison Blanche, la purge contre les modérés a commencé

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Le président des États-Unis se radicalise à vue d'œil. Il remplace son secrétaire d’État, jugé trop tiède, par l’actuel patron de la CIA, un trumpiste convaincu. Et nomme à la tête de la CIA une espionne qui a supervisé des séances de torture dans une prison secrète après le 11-Septembre.

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New York (États-Unis), de notre correspondant.– Le calvaire de Rex Tillerson a pris fin. Cela faisait des mois que l’ancien patron du groupe pétrolier ExxonMobil jouait le secrétaire d’État plus ou moins fantôme, sur le papier diplomate en chef du 45e président des États-Unis, en réalité visage international affaibli d'une administration sans queue ni tête.