« Non » irlandais : l’échec final du couple franco-allemand?

Par
Le "non" irlandais est une défaite pour Angela Merkel et Nicolas Sarkozy. La première avait lancé la renégociation du mini-traité. Le second l'a bruyamment relayée jusqu'à prétendre avoir "remis sur les rails" l'Europe. A sa façon, le refus irlandais signe l'échec d'une méthode franco-allemande de construction européenne. Se revendiquant comme le gérant exclusif de l'Union, le couple franco-allemand ne cesse depuis dix ans de provoquer pannes et crises. N'est-il pas temps de changer radicalement de méthode?

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

L'Europe est notre maison, le monde est notre horizon. C'est pour avoir oublié de revendiquer haut et fort cette apparente banalité, c'est pour l'avoir trop souvent interprétée en fonction de petits intérêts nationaux, que l'édifice européen, une fois de plus, s'écroule. Le large refus par les Irlandais du mini-traité de Lisbonne est une sorte de cataclysme. «Une catastrophe politique», reconnaissait hier le ministre des affaires étrangères portugais Luis Almeda, tandis que d'autres tentaient d'en minimiser la portée.