«Les dirigeants turcs agissent dans un cadre qui échappe complètement aux économistes»

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Au-delà du bras de fer diplomatique que se livrent Trump et Erdogan, la crise monétaire turque est d’abord le résultat d’une perte totale de confiance des investisseurs à l’égard des politiques économiques mises en œuvre par le gouvernement turc, explique le professeur d’économie Seyfettin Gürsel à Istanbul.

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Istanbul (Turquie), de notre correspondant. – La Turquie a pris lundi 13 août une première série de mesures concrètes pour tenter d’enrayer la grave crise monétaire qu’elle traverse depuis plusieurs jours et restaurer la confiance des investisseurs. Peu après l’annonce par le ministre du trésor et des finances, Berat Albayrak, d’un « plan d’action » pour sauver la livre turque, la Banque centrale a indiqué qu’elle fournirait aux banques toutes les liquidités dont elles auraient besoin et qu’elle avait réduit les coefficients de réserves obligatoires afin de donner à celles-ci de la souplesse dans la gestion de ces liquidités.