Le CAC 40, toujours accro aux paradis fiscaux

Une étude menée par la revue Projet et des ONG montre que les 40 plus grandes entreprises françaises détiennent au moins 1 500 filiales dans des paradis fiscaux. LVMH, BNP et Kering arrivent en tête. Et toutes les entreprises affirment avoir de bonnes raisons pour y être. Et y rester.

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Les paradis fiscaux sont toujours jugés nécessaires à leur bonne santé par les plus grandes entreprises françaises. Démonstration par les chiffres. Projet, la revue française des jésuites, publie une étude décapante, réalisée en partenariat avec les ONG françaises luttant contre l’évasion fiscale (et dont Challenges a eu connaissance en exclusivité), sur le nombre de filiales détenues par les entreprises du CAC 40 dans les paradis fiscaux. « Qu’emporte le CAC 40 au paradis ? » En répondant à cette judicieuse question, le rapport souligne qu’au moins le quart des filiales des 40 plus grandes entreprises françaises sont implantées dans des territoires évalués comme non coopératifs sur le plan fiscal par les autorités françaises ou internationales, ou encore par les ONG luttant contre la fraude. On en dénombre pas moins de 1 548, et encore ce chiffre est-il nécessairement sous-évalué, les entreprises n’étant pas obligées de dévoiler publiquement toutes leurs implantations dans ces contrées tellement utiles pour payer moins d’impôts.

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