L'ex-numéro 2 catalan Junqueras se présente comme un prisonnier politique

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L'ancien vice-président du gouvernement de Catalogne Oriol Junqueras, jugé avec onze autres responsables indépendantistes pour rébellion devant le Tribunal suprême de Madrid, a dénoncé jeudi un "procès politique".
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MADRID (Reuters) - L'ancien vice-président du gouvernement de Catalogne Oriol Junqueras, jugé avec onze autres responsables indépendantistes pour rébellion devant le Tribunal suprême de Madrid, a dénoncé jeudi un "procès politique".

"Je me considère comme un prisonnier politique. Je considère que ce procès est un procès politique et que je suis poursuivi pour mes idées, pas pour mes actes. Voter n'est pas un délit. Empêcher un vote par la force, en revanche, est un délit", a-t-il déclaré.

Il a affirmé qu'il n'avait jamais appelé à la violence au moment de la tentative sécessionniste de l'automne 2017.

Incarcéré depuis novembre 2017, Oriol Junqueras dirige toujours le parti de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), qui gouverne la région catalane avec le PDeCAT.

Neuf des douze accusés sont actuellement en détention, les trois autres sont en liberté conditionnelle. Ils sont accusés de rébellion, de sédition et de détournement de fonds.

Le "oui" à l'indépendance l'a emporté avec 90,18% des voix lors du référendum d'autodétermination du 1er octobre 2017, jugé illégal par Madrid.

Le 27 octobre 2017, le Parlement de Barcelone a adopté une déclaration unilatérale d'indépendance, provoquant la mise sous tutelle de la région par le gouvernement central. Cette administration directe a été levée en juin 2018 après la constitution d'un nouveau gouvernement, toujours formé par les indépendantistes.

Sept dirigeants indépendantistes impliqués dans la déclaration d'indépendance d'octobre 2017, dont l'ancien président de la Generalitat Carles Puigdemont, ont quitté l'Espagne.

Les manifestations en faveur de l'indépendance catalane ont été plus rares ces derniers mois mais les partis sécessionnistes ont prévu de se faire entendre lors du procès de Madrid, qui devrait durer environ trois mois.

En Catalogne même, l'opinion est très partagée sur la question de l'indépendance. Si les sécessionnistes sont majoritaires en sièges au parlement local, ils ne l'ont pas été en voix lors des dernières élections régionales de décembre 2017.

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