Au Venezuela, le sous-investissement et la corruption ont nourri la crise énergétique

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Le Venezuela fait face à la plus importante coupure de courant de son histoire, depuis une semaine. Des villages et des quartiers restent encore sans eau courante et sans électricité. Alors que le gouvernement dénonce un « sabotage », des experts pointent du doigt le sous-investissement dans le réseau depuis 2005, le manque de personnel qualifié resté sur place, et la corruption.

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Comment est-ce possible ? Quasiment tout un pays s'est éteint jeudi 7 mars 2019. Le Venezuela possède pourtant les plus grandes réserves au monde de pétrole. À l'heure où nous écrivons, les conséquences de la panne, immenses, se font toujours ressentir. Certains quartiers des grandes villes ou des zones plus rurales du pays doivent encore se passer de lumière et l'eau courante peine à être rétablie. La panne d’électricité a affecté sa distribution, obligeant les habitants de Caracas à s'approvisionner aux sources de la montagne El Ávila, qui surplombe la capitale, et même dans les eaux troubles et polluées du Guaire qui traverse la ville. Les pillages de magasins se poursuivent, particulièrement à Maracaïbo, la grande ville de l'ouest du pays.