Le coût des fraises espagnoles pour des travailleuses marocaines

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Venues l’an dernier pour la récolte annuelle, des femmes marocaines témoignent dans le Guardian des sévices qu’elles ont subis. Un an après, l’enquête est toujours au point mort.

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Avec un contrat promettant 40 € par jour, logée et nourrie, Samarah (prénom d’emprunt) a quitté confiante le Maroc pour l’Espagne et la récolte des fraises. C’était il y a un an et ce fut « la pire décision de sa vie ». Alors que revient la saison de la cueillette des fraises (exportées pour l’essentiel en France, au Royaume-Uni et en Allemagne), le quotidien britannique The Guardian s’est penché sur les viols, les agressions sexuelles, les privations diverses et la surexploitation subies par les travailleuses marocaines venues pour l’occasion.