Malgré l'état d'urgence, les Frères musulmans appellent à manifester

Par et Walid Youssef

Au lendemain du bain de sang perpétré par les forces de l'ordre égyptiennes pour évacuer les camps de manifestants dans la capitale, les arrestations, ainsi que les incidents au Caire et dans le reste du pays, se multiplient, le 15 août. François Hollande a convoqué l'ambassadeur d'Égypte à Paris demandant que tout soit mis « en œuvre pour éviter la guerre civile ».

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Malgré l'état d'urgence déclaré pour un mois dans toute l'Égypte et le couvre-feu nocturne imposé de 21 heures à 6 heures au Caire et dans dix autres provinces (sauf à Charm-el-Cheikh), des centaines de partisans des Frères musulmans ont pris d'assaut le siège du gouvernorat de Gizeh au Caire et y ont mis le feu, ce jeudi 15 août après-midi, entraînant la mort de deux policiers, rapporte la télévision d'État. Le bâtiment en feu est encerclé par des militaires.