C’est la troisième fois en deux ans. En engageant militairement la France en Irak, François Hollande confirme son statut de président le plus interventionniste de la Ve République en si peu de temps. À chaque fois, le même argument est avancé : la lutte contre le terrorisme, que ce soit au Mali et en Centrafrique depuis 2013, aujourd’hui en Irak ou demain, probablement, en Libye. À tel point que le président français est régulièrement taxé de néoconservateur, et accusé de s’aligner sur les États-Unis.