Comment Audrey Azoulay a été élue directrice de l’Unesco

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Battu sur le fil par l’ancienne ministre française de la culture, le candidat du Qatar doit sa défaite à la division du monde arabe et à l’isolement diplomatique de son pays. Le retrait des États-Unis de l’organisation, qui la prive d’une partie de son budget, ne va pas faciliter la tâche de la nouvelle directrice.

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Au terme de six tours de scrutins fertiles en rebondissements et renversements d’alliances, l’ancienne ministre de la culture de François Hollande, Audrey Azoulay, 45 ans, a été élue vendredi soir directrice générale de l’Unesco. La veille, alors que les délégués des 58 pays du Conseil exécutif étaient engagés dans des tractations intenses, voire acerbes au sein du groupe arabe, pour désigner les deux finalistes de la consultation, les États-Unis puis Israël avaient porté un rude coup à l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture en annonçant leur retrait, invoquant notamment ses « partis pris anti-israéliens persistants ».