A Lima, le spectre d'une négociation sans fin et sans résultat sur le climat

Par

La réalité physique de la crise climatique ne parvient pas à percer la bulle des négociations internationales qui depuis vingt ans cherchent à établir le cadre imposant aux États de réduire leurs rejets de gaz à effet de serre. La 20e conférence des parties (COP 20) qui s’est achevée dimanche 14 décembre au Pérou a achoppé sur l’essentiel.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Au lendemain de la clôture de la 20e conférence de l’ONU sur le climat, à Lima, l’agence internationale de l’énergie annonce que la consommation de charbon dans le monde continuera à augmenter les cinq prochaines années. En 2019, elle devrait dépasser les 9 milliards de tonnes. La baisse de la demande en Europe et aux États-Unis est plus que compensée par la hausse en Chine (responsable des trois cinquièmes de la poussée), en Inde et ailleurs en Asie. « Je dois insister encore une fois : le recours au charbon dans sa forme actuelle n’est pas soutenable », a déclaré la directrice exécutive de l’agence, Maria van der Hoeven.