Une pseudo «guérillera» française poursuivie par un juge chilien

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Arrêtée le 17 février à la frontière indienne, Marie-Emmanuelle Verhoeven est réclamée par le Chili pour son implication présumée dans l’assassinat d’un sénateur proche de Pinochet, en avril 1991. Surnommée par la presse chilienne « la commandante Ana », la Française n’aurait été que l’informatrice d’un commissaire qui l’a mise en cause.

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La presse chilienne en a fait une « commandante ». Mais elle n'a peut-être été qu'une informatrice tombée du ciel. Autrement dit une « taupe ». La Française Marie-Emmanuelle Verhoeven, 55 ans, originaire de Nantes, a été interpellée par la police indienne, le 17 février dernier, à la frontière du Népal. Elle fait l’objet d’une notice rouge d’Interpol émise à la demande du Chili, l’impliquant dans l’affaire de l’assassinat du sénateur pinochetiste Jaime Guzmán, en avril 1991. Un an après le début de la période de transition, cet attentat du Front patriotique Manuel Rodriguez (FPMR), ancien groupe armé du parti communiste, avait été très critiqué jusque dans ses propres rangs. Selon les documents figurant dans la demande d'extradition, aucun élément factuel n’a permis à la justice chilienne de mettre en évidence une participation directe de Marie-Emmanuelle Verhoeven à ce meurtre. Malgré cela, c'est en qualité d'auteur des faits qu'elle est aujourd'hui recherchée.