Face à l’urgence sanitaire, la Belgique se dote dans la douleur d’un exécutif de plein exercice

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La cheffe du gouvernement intérimaire va obtenir des « pouvoirs spéciaux » pour légiférer plus rapidement face à la progression de l’épidémie. Mais seulement pour une période de trois à six mois.

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La Belgique, sans gouvernement de plein exercice depuis décembre 2018, vient de vivre un nouveau psychodrame politique, sous l’effet de l’aggravation de l’épidémie de coronavirus, qui touche plus de 880 personnes dans le royaume. Alors que l’option d’un gouvernement alliant les deux frères ennemis du pays, la N-VA flamande au Nord (indépendantistes de droite) et le PS francophone au Sud, semblait se concrétiser, en raison de l’urgence sanitaire, le socialiste Paul Magnette a fait volte-face dimanche 15 mars, au risque d’indigner une bonne partie des cadres politiques flamands.