Les citoyens de l’UE ne se sentent plus bienvenus au Royaume-Uni

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En arrivant à Downing Street, Theresa May s’est engagée à diviser par trois le solde migratoire. Son prédécesseur, David Cameron, n’y était pas parvenu. À l’heure du Brexit, May a fait de la lutte contre l’immigration son Graal. Les Européens du Royaume-Uni redoutent de servir de « monnaie d’échange » durant les négociations avec Bruxelles.

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Londres (Royaume-Uni), de notre correspondante.-  En octobre 2016, quatre mois après le référendum sur l’Union européenne, Simon Keller [son nom a été modifié à sa demande] et sa femme ont fait leurs valises pour l’Espagne. « Nous avons quitté le Royaume-Uni pour être en sécurité », explique ce Britannique de 44 ans, marié à une Allemande. Le Brexit faisait peser une menace trop grande sur la vie matrimoniale de ce couple binational. Simon craignait que son épouse, qui a étudié à Londres pendant deux ans, ne soit pas autorisée à rester sur le sol britannique une fois la sortie du Royaume-Uni de l’UE actée.