Au Maroc, la réforme du code pénal menace un peu plus les libertés

Par Ilhem Rachidi

Les poursuites intentées contre deux jeunes filles pour avoir porté une jupe trop courte ont mis le pays en émoi. Elles ont été innocentées, mais de nombreuses questions subsistent sur la régression des libertés dans le royaume. Un nouveau code pénal est en cours d'élaboration, qui acte un retour du religieux.

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Casablanca, de notre correspondante.- Le droit de porter une jupe. C'est pour défendre ce droit que des centaines de personnes ont manifesté ces derniers jours devant le Parlement et dans plusieurs villes marocaines. Le 6 juillet, deux jeunes femmes comparaissaient au tribunal d'Inezgane, près d'Agadir, dans le sud du Maroc, pour outrage à la pudeur. Leur délit supposé : avoir porté des jupes trop courtes en se rendant sur un marché local. C'est après avoir été agressées par des hommes – deux hommes ont été poursuivis depuis – qu'elles sont passées de victimes à accusées (voir la page Facebook « Mettre une robe n'est pas un crime »).