La victoire chaviste plonge le Venezuela dans l'incertitude

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Le gouvernement revendique une large victoire lors des élections régionales. Le scrutin est l'occasion pour le pouvoir de prouver la bonne santé de la « démocratie » vénézuélienne. Mais ses adversaires ne reconnaissent pas les résultats et de nombreuses irrégularités ont émaillé le scrutin. Un scénario qui ouvre le chemin à une nouvelle radicalisation de l'affrontement politique.

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C'est une douche froide pour l'opposition à Nicolás Maduro. Dimanche, selon les données du Conseil national électoral (CNE), les Vénézuéliens ont porté 17 gouverneurs chavistes à la tête des 23 États que comptent le pays. Le comptage des votes concernant l'État de Bolivar est toujours en cours à l'heure où nous écrivons. Seulement cinq gouverneurs de la MUD (Table de l'unité démocratique) ont été élus lors de ce scrutin qui, comme souvent au Venezuela, s'est transformé en plébiscite pour ou contre le gouvernement. Favorite dans les sondages, l'opposition ne s'attendait pas à de tels résultats. Elle a beau avoir obtenu deux gouverneurs de plus qu'en 2012, la pilule ne passe pas. Confiant, Henrique Capriles, l'une des figures les plus importantes de la MUD, considérait même quelques jours avant le scrutin que si l'opposition gagnait 13 États, « l'élection [étai]t gagnée ».