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Mediapart jeu. 28 juil. 2016 28/7/2016 Dernière édition

Algérie : des otages occidentaux tués, d'autres libérés

17 janvier 2013 | Par christophe Gueugneau et Jérôme Hourdeaux

L'assaut de l'armée algérienne sur le site gazier algérien d'In Amenas n'était pas terminé vendredi en début de soirée. Selon plusieurs agences de presse, des otages auraient été tués ainsi que plusieurs ravisseurs lors de frappes aériennes et de combats jeudi. 100 otages occidentaux sur 132 auraient en revanche été libérés.

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La situation restait particulièrement confuse, vendredi, sur le complexe gazier algérien d'In Amenas. Après un premier assaut lancé par l'armée algérienne jeudi à la mi-journée, les opérations militaires semblaient se poursuivre vendredi et un groupe de preneurs d'otages se trouvait toujours retranché dans le complexe. Les différents pays occidentaux, dont des ressortissants ont été pris en otages par le groupe islamiste, s'agacent du peu d'informations délivrées par les autorités algériennes. Un lourd bilan est à redouter, différents chiffres ayant été donnés sans qu'aucun ne puisse être confirmé : ils font état de 4 à 35 morts parmi les otages, et de 8 à 18 ravisseurs tués. 100 des 132 otages occidentaux auraient en revanche été libérés.

20h00. L'agence officielle algérienne APS affirme qu'« en plus des 18 terroristes mis hors d'état de nuire, 12 employés algériens et étrangers ont péri ». Il s'agit d'un bilan provisoire, selon l'agence. En revanche, APS ne précise pas le nombre et la nationalité des victimes étrangères.

17h30. Le ministère français de la défense confirme la reprise de la ville de Konna. En revanche, il n'y a aucun combat à cette heure dans la ville de Diabali, toujours selon le ministère.

 

16h45. L'agence officielle algérienne APS affirme que 100 sur 132 otages étrangers ont été libérés depuis le début de l'assaut dans le complexe gazier d'In Amenas.

16h30. Témoignage. « Nous sommes tous très inquiets et très surpris par l’attaque d’In Amenas », raconte sous le sceau de l’anonymat un membre d’un grand groupe. « Les conditions de sécurité dans toute la région du sud Sahel sont déjà à un très haut niveau. L’enlèvement de salariés d’Areva il y a deux ans a été une alarme pour tous les groupes occidentaux travaillant dans cette région. Depuis, les procédures de sécurité ont été considérablement renforcées. La sécurité est assurée par des forces de police et de l’armée localement. Mais chaque site a aussi ses propres services de sécurité. Les conditions d’accès sont très surveillées. Les groupes occidentaux travaillent aussi beaucoup en collaboration avec les populations locales – Touaregs, bédouins etc . – afin de les associer aux systèmes de sécurité. Enfin, les déplacements à l’extérieur sont soigneusement encadrés et réduits au minimum », explique-t-il. « La deuxième raison de notre surprise est que cette attaque se passe en Algérie. Même au temps de la décennie noire (1991-1999), aucune attaque terroriste n’avait été dirigée contre un centre gazier ou pétrolier. Ce sont des lieux placés sous haute protection militaire », poursuit-il. « Que s’est-il passé ? Y a-t-il eu des complicités internes ? À ce stade, il est impossible de dire quoi que ce soit. Car tout le monde manque d’informations. Nous sommes dans le flou. » Depuis le début de l’attaque, les groupes occidentaux travaillant dans la région ont monté, semble-t-il, des cellules de crise pour s’échanger des informations et commencer à analyser les risques. De l’aveu de ce témoin, la carte des risques pourrait être sensiblement modifiée et élargie. BP a déjà commencé à rapatrier tous les personnels qu’il juge non indispensables. Les groupes français, pour l’instant, paraissent opter pour une voie moyenne, en rapatriant les personnels non indispensables vers Alger ou dans le nord du pays, considérés comme moins exposés au terrorisme.  

15h15. L'agence mauritanienne ANI, généralement utilisée par les islamistes, affirme que le chef du groupe terroriste auteur de la prise d'otages en Algérie demande à la France de négocier la fin de la guerre au Mali, et aux États-Unis de libérer des islamistes détenus là-bas. Mokhtar Belmokhtar propose d'échanger des otages américains d'In Amenas contre un Égyptien et une Pakistanaise emprisonnés aux États-Unis. Il s'agit d'Omar Abdel-Rahman, condamné en 1995 pour complot en vue d'attaquer des cibles new-yorkaises et d'assassiner l'ancien président égyptien Hosni Moubarak, et d'Aafia Siddiqui, une scientifique pakistanaise emprisonnée pour avoir tenté de tirer sur des soldats américains en 2008 en Afghanistan.

12h20. Selon le journal en ligne Tout sur l'Algérie, l'assaut final aurait été donné par les forces de sécurité algériennes sur les derniers preneurs d'otages retranchés. Le bilan n'est toujours pas clair à cette heure : certaines sources font état de la mort de 18 terroristes. Quant aux otages tués, aucun chiffre définitif ne circule.

11h15. Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « enlèvement suivi de mort » sur la prise en otages, affirme l'AFP citant une source judiciaire.

11h00. Le ministre irlandais des affaires étrangères confirme que certains otages étaient équipés de ceintures d'explosifs au moment où l'armée algérienne a fait feu sur leur convoi. Le ministre se base sur le témoignage de la famille de Stephen McFaul, 36 ans, originaire d'Ulster, qui a profité de la confusion pour s'échapper quand l'armée algérienne a attaqué les véhicules dans lesquels des membres du commando islamiste tentaient de déplacer des otages.

10h30. Une source sécuritaire algérienne affirme à l'AFP qu'un groupe terroriste est toujours retranché, ce vendredi matin, dans le complexe gazier d'In Amenas. 

9h00. « L'incident terroriste en Algérie », où l'armée algérienne est intervenue hier pour tenter de libérer les nombreux otages retenus sur un site gazier, « est toujours en cours », indique le ministère britannique des affaires étrangères.

8h30. Un employé français de l'entreprise CIS Catering, en poste à In Amenas, s'est confié ce matin sur Europe 1. « Je suis resté caché pendant presque 40 heures dans ma chambre, sous le lit. J'avais mis des planches partout. J'avais de la nourriture, de l'eau ; je ne savais pas combien de temps j'allais rester », raconte-t-il. Certains de ses collègues le ravitaillaient régulièrement. « Quand les militaires sont venus me chercher, je ne savais même pas que c'était fini. Ils étaient avec des collègues, sinon je n'aurais jamais ouvert. »

8h30. Sur RTL, vendredi matin également, le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a déclaré que la situation était encore « confuse » en Algérie après l'assaut de l'armée sur le site gazier d'In Amenas où étaient retenues en otages depuis mercredi des dizaines de personnes. « Nous sommes en liens étroits avec nos amis algériens », a précisé Manuel Valls, sans donner plus d'information sur la situation.

« Il y a très peu de Français sur cette base », a-t-il seulement indiqué, précisant que deux d'entre eux avaient pu revenir en France. « Pour ce qui concerne les deux autres, s'il y en avait deux autres, nous n'avons pas à ce stade plus d'informations, nous espérons en avoir dans la matinée. » « Je salue l'engagement des Algériens car ce sont eux qui sont frappés de plein fouet par le terrorisme », a poursuivi Manuel Valls, ajoutant que la menace terroriste était présente en France. « Nous devons redoubler de vigilance, c'est le sens du renforcement du plan Vigipirate », a-t-il conclu.

8h00. Selon l'agence de presse algérienne APS, les forces spéciales algériennes auraient dans la nuit repris le contrôle de la «base de vie» du site, où sont logés plusieurs centaines d'employés du complexe gazier, mais pas encore de toutes les installations du centre de production, où seraient retranchés quelques preneurs d'otages.

Dans la nuit de jeudi à vendredi.

Le ministre algérien de l'intérieur, Dahou Ould Kablia, avait rejeté toute négociation avec les preneurs d'otages. « Les autorités algériennes ne répondront pas aux revendications des terroristes et refusent toute négociation », avait-il indiqué. « Le cours des événements n'augure rien de bon pour les otages, confiait jeudi soir au Figaro un ex-haut responsable des services de renseignements algériens. Mais il est tout à fait clair que les terroristes seront totalement éliminés, quel que puisse être le prix à payer. »

  • Au Mali

L'armée malienne a affirmé avoir repris hier « le contrôle total » de la localité de Konna (centre), dont la capture le 10 janvier par des combattants islamistes avait précipité l'intervention française au Mali. «Nous avons repris le contrôle total de la localité de Konna, après avoir fait subir de lourdes pertes à l'ennemi», a assuré l'armée malienne dans un bref communiqué, une information confirmée par une source de sécurité régionale.

Pages suivantes, les journées précédentes heure par heure.

Retour sur la journée de jeudi

La situation était toujours confuse jeudi 17 janvier en début de soirée autour du sort des otages du site gazier en Algérie. Selon des informations fragmentaires publiées par plusieurs agences de presse (Reuters, AFP, agence mauritanienne ANI) et par Al Jazeera, entre 7 et 34 otages auraient été tués ainsi que 14 ravisseurs lors d'un assaut lancé par l'armée algérienne. Cet assaut, lancé en début d'après-midi, était toujours en cours jeudi en début de soirée. Très peu d'informations vérifiables et officielles circulaient.

19h30. Selon le ministre algérien de la communication, l'opération sur le site gazier est toujours en cours.

18h40. Le Japon demande aux autorités algériennes de cesser immédiatement leur opération.  

18h25. Les États-Unis se disent « inquiets » du sort des otages et demandent des « éclaircissements » aux autorités algériennes.    

18h20. François Hollande annonce que la prise d'otages « semble se dénouer dans des conditions dramatiques ».

17h40. Le premier ministre britannique David Cameron indique qu'il regrette de ne pas avoir été mis au courant plus tôt de l'opération militaire algérienne.

16h30 L'agence mauritanienne ANI affirme que l'armée algérienne a donné un nouvel assaut au complexe gazier où sont retenus les derniers otages.

16h00. BP, qui exploite le site pétrolier d'In Amenas, annonce le retrait d'Algérie de tout son personnel « non essentiel ».

15h40. Une source gouvernementale française confirme qu'une « opération est en cours » pour libérer les otages.

15h35. À Bruxelles, conseil des ministres européens des affaires étrangères. Selon le ministre des affaires étrangères Laurent Fabius, « tous » les pays européens ont « salué l'action de la France ». Lors d'un conseil extraordinaire des ministres européens des affaires étrangères, le plan préparé par Catherine Ashton a été validé. Il consiste, comme nous l'annoncions hier (notre article est à lire ici), en l'envoi d'une mission de formation de l'armée malienne par environ 250 instructeurs européens. En revanche, les États membres n'enverront pas de troupes au Mali. « Nous devons travailler à entraîner les forces maliennes pour qu'elles soient capables de contrôler leur propre territoire », a résumé le ministre britannique des affaires européennes David Lidington.

15h30. Selon l'agence mauritanienne ANI, citant un des ravisseurs, sept otages étrangers seraient encore en vie. Toujours selon ANI, parmi ces survivants figureraient trois Belges, deux Américains, un Britannique et un Japonais. 

14h45. La prise d'otages, dont une quarantaine d'Occidentaux, dans le complexe gazier d'In Amenas par un groupe islamiste est en train de tourner au carnage. Selon de premières informations fragmentaires publiées par plusieurs agences de presse (Reuters, AFP, agence mauritanienne ANI) et par Al Jazeera, 34 otages auraient été tués ainsi que quatorze ravisseurs lors d'un assaut lancé par l'armée algérienne. Dès mercredi, Alger avait écarté toute possibilité de négociations et l'armée encerclait le complexe gazier depuis jeudi matin.

L'assaut est intervenu à la mi-journée, d'abord par des frappes aériennes depuis des hélicoptères suivies de combats au sol. La prise d'otages, survenue mercredi matin, a été revendiquée par des islamistes dénonçant la « croisade » française au Mali. Ces chiffres restent à confirmer mais un témoin interrogé par Reuters fait état de nombreux morts. Un autre témoin interrogé par Reuters fait état pour sa part de six otages étrangers tués et huit ravisseurs.

Cet assaut intervient alors que de multiples réunions de crise se tiennent en France et en Europe pour tenter de résoudre ce qui se révèle être la plus grande prise d'otages internationale de ces dernières années.

Un rappel de la situation à la mi-journée. Une quarantaine d'étrangers et 150 Algériens ont été pris en otages sur le site gazier d'In Amenas exploité par BP, Statoil et Sonatrach, dans le sud-est algérien, à environ 80 kilomètres de la frontière libyenne. L'armée algérienne encerclait le site, alors que les preneurs d'otages demandaient dans la matinée de jeudi le départ des soldats avant de commencer à négocier. Selon diverses sources, entre 15 et 40 otages, dont des étrangers, seraient parvenus à s'enfuir jeudi dans la matinée. En fin de matinée, et juste avant l'assaut, Jean-Yves Le Drian, ministre français de la défense, assurait que les autorités françaises ont « une confiance totale » en la capacité des autorités algériennes à résoudre la prise d'otages en cours.

Un Britannique et un Algérien ont été tués et six personnes ont été blessées lors de l'attaque qui s'est produite mercredi matin, selon les autorités algériennes. L'attaque a été revendiquée par un groupe islamiste armé, les « Signataires par le sang », en « réaction à la croisade menée par les forces françaises au Mali », selon un communiqué. Les preneurs d'otages demanderaient la libération de 100 militants islamistes retenus en Algérie, selon la presse britannique. Mais le ministre algérien de l'intérieur Dahou Ould Kablia a affirmé que les autorités « ne répondront pas aux revendications des terroristes et refusent toute négociation ».

La provenance des preneurs d'otages reste également incertaine ce jeudi. L'un des combattants a déclaré à l'AFP par téléphone qu'ils venaient du Mali, mais les autorités algériennes affirment qu'il s'agit d'un groupe local. De fait le groupe les « Signataires du sang », mené par l'Algérien Mokhtar Belmokhtar, ancien du GSPC et d'Aqmi, a bien sa base arrière à Gao au Mali. Mais la frontière malienne se trouve tout de même à plus de 1 000 kilomètres.

 

Au Mali, après six jours de bombardements, mercredi, l’armée française a pour la première fois engagé ses troupes au sol. Leur premier objectif est de reprendre la ville de Diabali, située à l’ouest du Mali, et conquise en début de semaine par les islamistes. Les forces françaises, et maliennes, engagées sur le terrain vont pouvoir compter sur le renfort d’une trentaine de blindés, partis mercredi de Bamako pour rejoindre les combats au nord.

À terme, ce sont quelque 2 500 soldats français qui devraient être déployés. Les renforts arrivent peu à peu sur le sol malien. Une colonne d’une quarantaine de véhicules blindés est ainsi arrivée depuis la Côte d’Ivoire à Bamako dans la nuit de lundi à mardi.

Sur le terrain diplomatique, malgré les soutiens affichés par tous ses alliés, la France reste pour l’instant isolée. Lors d’un déplacement à Rome, le secrétaire d’État à la défense américain, Leon Panetta, a affirmé que cette intervention n’était pas une « guerre française » et qu’elle devait s’inscrire « dans un effort international ». Le responsable du Pentagone s’est dit « confiant » et que les obstacles juridiques à une participation américaine seraient bientôt levés. Un conseil extraordinaire des ministres européens des affaires étrangères se tient jeudi à Bruxelles.

13h45. Selon un ravisseur interrogé à l'AFP, le bilan de l'assaut serait de 34 otages tués.

13h30. Selon Al Jazeera, 35 otages et une quinzaine de leurs ravisseurs seraient morts dans une attaque menée par un hélicoptère de l'armée algérienne.

13h00. Selon Associated Press, ce serait 20 otages étrangers, dont des Américains, qui seraient parvenus à échapper à leurs ravisseurs.

12h30. Selon une nouvelle source citée par le quotidien en ligne Tout sur l'Algérie, quarante otages algériens et dix étrangers auraient réussi à quitter la base d’In Amenas. Knaoui Sidi, un des notables de la région, affirme au site que les terroristes ont également tenté à plusieurs reprises de quitter le site avec des otages.

12h15. Selon CNN, les ravisseurs demanderaient un passage sûr vers la Libye.

12h00. Le quotidien Sud-Ouest a pu joindre au téléphone un otage français sur le site gazier algérien. Celui-ci affirme que les otages sont bien traités. 

11h45. Sur Al Jazeera, un des otages qui s'est enfui, Abdellah, appelle le président Abdelaziz Bouteflika à intervenir pour sauver les otages. Surtout, il critique le manque de réactivité des nombreux agents de la gendarmerie chargés de la sécurité du site.

11h45. Selon une source officielle algérienne citée par France 24, 30 otages algériens sur les 150 retenus ont pu échapper à leurs ravisseurs. Selon une autre source, citée par l'AFP, seuls 25 otages se seraient enfuis. Parmi eux se trouveraient deux Français. 

11h40. Les autorités françaises ont « une confiance totale » en la capacité des autorités algériennes à résoudre la prise d'otages en cours, déclare le ministre de la défense français, Jean-Yves Le Drian.

9h30. Un des preneurs d'otages en Algérie demande sur la chaîne de télévision satellitaire du Qatar, Al Jazeera, le retrait de l'armée algérienne avant de commencer à négocier. Il confirme par ailleurs que le nombre d'otages tourne autour de 41 avec parmi eux des Norvégiens, des Français, des Américains, des Britanniques, des Roumains, des Colombiens, des Thaïlandais, des Philippins, des Irlandais, des Japonais et des Allemands.

9h00. L'éditorialiste du quotidien algérien El Watan qualifie l'attaque du site gazier de « fait gravissime, car il s’agit là d’un symbole de la souveraineté nationale qui est ciblé. C’est comme si on avait attaqué le Palais du gouvernement ou la présidence de la République. Qu’importe de savoir d’où les groupes terroristes sont-ils venus et de quelle nationalité sont-ils ! De Libye ou du Mali. C’est la facilité avec laquelle l’opération a été montée et exécutée dans une région et contre un site stratégique censé être bunkérisé et fortement sécurisé qui inquiète le plus ».

8h30. La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem déclare, à propos des otages sur le site gazier en Algérie : « Nous ne sommes pas en mesure, à l'heure où je vous parle, de confirmer la présence de Français parmi les otages. »

4h00. Le ministre britannique des affaires étrangères William Hague confirme la mort d'un Britannique sur le site gazier de BP en Algérie. Il estime par ailleurs que le conflit au Mali et l'ingérence supposée d'Alger dans les affaires maliennes ne sont qu'une « excuse » pour les preneurs d'otages. Ces explications ne sont « que des excuses. De telles opérations nécessitent pas mal de temps de préparation », déclare le ministre depuis Sydney.

 

 

Mercredi 16 janvier

23h50. Le ministre tchadien des affaires étrangères, Moussa Faki Mahamat, annonce que son pays veut envoyer au Mali « un régiment d'infanterie et deux bataillons d'appui, ce qui fait aux alentours de 2 000 hommes ».

23h30. France 24 diffuse une conversation téléphonique avec une personne se présentant comme un otage français détenu sur le site gazier algérien. Selon cet homme, les otages sont détenus dans un immeuble piégé et portent sur eux des ceintures d'explosifs pour dissuader une éventuelle intervention des forces de sécurité.

22h00. Un groupe islamiste armé revendique la prise d'otages en Algérie, réclamant notamment « l'arrêt de l'agression » au Mali, dans un communiqué publié par un site mauritanien. « Nous annonçons avoir réussi une attaque de taille en réaction à (...) la croisade menée par les forces françaises au Mali », selon le texte.

20h30. Le secrétaire américain à la défense, Leon Panetta, déclare que les opérations militaires en cours au Mali ne sont pas une guerre française. « Au Mali, je ne crois pas qu'il s'agisse d'une guerre française, mais il faut un effort international. L'objectif est de donner la possibilité aux forces africaines (Cedeao) de prendre le contrôle sur le terrain. »

20h15. Le ministre algérien de l'intérieur, Dahou Ould Kablia, affirme que les preneurs d'otages sur le site gazier d'In Amenas ne sont venus « ni du Mali ni de la Libye ». Il s'agit selon lui d'une « vingtaine d'hommes issus de la région » qui appartiennent à la brigade de Mokhtar Belmokhtar al-Moulathamine. Surnommé "le Borgne", Belmokhtar est un des chefs historiques d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qu'il a introduit dans le nord du Mali.

Plus tôt dans la journée, un porte-parole de Belmokhtar avait déclaré à l'Associated Press : « Ce sont les Nations unies qui ont donné leur feu vert à cette opération (au Mali) et tous les pays occidentaux vont maintenant en payer le prix. Nous allons à présent mondialiser le conflit. »

Mokhtar Belmokhtar al-Moulathamine a été jusqu'à fin 2012 l'un des leaders d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) avant d'être plus ou moins destitué. Il a depuis créé son propre groupe, les Signataires (ou Témoins) par le sang. Sa base se trouverait à Gao, dans le nord du Mali.  Belmokhtar a été membre du GSPC (Groupe salafiste de prédication et de combat), un groupe islamiste terroriste algérien dans les années 1990. Il était auparavant passé par les camps d'entraînement en Afghanistan. En 2007, il a été condamné à la perpétuité, par contumace, par un tribunal algérien pour le meurtre de dix agents algériens. Il est également connu pour se livrer à divers trafics, dont celui de cigarettes de contrebande, ce qui lui a valu le surnom de Mr. Marlboro. 

19h30. Le site internet du Quai d'Orsay publie un communiqué qui affirme qu'en raison « de la forte dégradation de la situation sécuritaire au Mali, la menace d'attentat et d'enlèvement s'accroît encore tout particulièrement dans la zone sahélienne. Il est fortement recommandé, dans ces circonstances, d'éviter de s'exposer inutilement à des risques ».

18h45. Le ministre algérien de l'intérieur, Dahou Ould Kablia, affirme que les autorités algériennes « ne répondront pas aux revendications des terroristes et refusent toute négociation ».