A Bagdad, un havre de paix pour veuves et orphelins dans un pays martyrisé

Par

Quand des miliciens chiites ont assassiné son mari sunnite, Lekaa Elaboodi a répondu à la haine par l’amour. Elle a ouvert dans le quartier le plus chiite de Bagdad une « Maison de lumière » pour les veuves et les orphelins brisés par quarante ans de guerres. Premier volet de notre nouvelle série consacrée à l’Irak.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Bagdad (Irak).– Ils sont partout. Debout parmi les vivants. Encadrés dans les maisons, au-dessus de l’écran plat, du lit, couronnés de chapelets, de fleurs en plastique, d’un verset du Coran, de croix nues. En fond d’écran des téléphones, collés à la coque, tatoués sur la peau, autour du cou.