L’indépendantisme reprend ses marques au Parlement catalan

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Les indépendantistes ont remporté mercredi la présidence du Parlement catalan, et composent l'essentiel des élus du bureau. Mais l'éventualité d'une investiture de Carles Puigdemont à la tête de la région, par vidéoconférence depuis Bruxelles, pourrait raviver un peu plus le bras de fer avec Madrid.

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De larges rubans jaunes avaient été épinglés en symbole, sur les sièges des huit députés fantômes. Mais l’absence de ces élus indépendantistes – trois d’entre eux sont en prison, cinq autres en exil à Bruxelles – n’a pas empêché leur famille politique de dominer les débats, lors de la séance constitutive du Parlament, ce mercredi 17 janvier. Roger Torrent, 38 ans, jusqu’alors maire d’un village du nord de la Catalogne et porte-parole de l’ERC (la gauche républicaine indépendantiste), a été élu président du Parlement régional grâce aux voix des trois formations indépendantistes (65 voix sur un total de 135 sièges).