Jacob Rees-Mogg, héraut de l’Angleterre née du Brexit

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Jacob Rees-Mogg en possible premier ministre de Sa Majesté pour remplacer Theresa May ? Aperçu d’un dévot devenu héros pour des suppôts survoltés, par la grâce d'un fascinant facho-libéralisme patricien. 

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Né en mai 1969, fils d'un ancien directeur de la rédaction du Times de Londres d’avant Murdoch, député de la ravissante ville de Bath (dans l’exquis comté de Somerset), il est chic et rupin (« posh » en anglais). Même si les patronymes à rallonge se sont démocratisés outre-Manche avec la généralisation des noms d’alliance, Jacob Rees-Mogg en impose comme un piston à coulisse parmi des flûtiaux, rien qu’avec sa particularité onomastique (double-barrelled name). L’éphémère premier ministre conservateur Alec Douglas-Home (1963-1964) tentait de faire oublier son trait d’union aristocratique ; Jacob Rees-Mogg fait tout pour que le sien resplendisse et en mette plein la vue. Gosh ! (« Mince alors ! » en français).