L'intervention de l'Italie en Libye provoque la colère des opposants à Matteo Renzi

Par Mathilde Auvillain

Même a minima, l'engagement discret de l'Italie, début août, aux côtés de la coalition bombardant la ville de Syrte en Libye déclenche l'hostilité de la gauche et des nationalistes, et fragilise davantage le chef du gouvernement Matteo Renzi.

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Rome, correspondance. « Quand l’Italie devra intervenir, elle le fera, mais pour l’instant ce n’est pas à l’ordre du jour. » En mars dernier, les premiers bruits de bottes résonnaient dans la presse et Matteo Renzi cherchait à rassurer ses concitoyens. Pour détourner l’attention des Italiens, hostiles à 80 % à une intervention militaire en Libye, le chef du gouvernement s’insurgeait contre la fâcheuse tendance à l’emphase des quotidiens de la Péninsule. « Je vois des gens qui disent que nous serions prêts à envoyer 5 000 hommes. Mais de quoi parle-t-on ? Il ne s’agit pas d’un jeu vidéo! », protestait encore le président du Conseil italien.