Terrée, la société civile afghane s’attend à des représailles

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Responsables d’ONG et militants pour les droits humains se font discrets depuis la prise du pouvoir par les talibans à Kaboul. Certains ont déjà quitté le pays ou tentent de le faire. Beaucoup craignent d’être pris pour cibles.

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Assis à son bureau, au cœur de la capitale afghane, l’homme qui nous parle au téléphone raconte une ville étrangement calme, deux jours après la prise de Kaboul. « Il n’y a pas beaucoup d’activité, nous dit-il via WhatsApp, ce mardi 17 août en milieu de journée. Dans les rues, on ne voit que les travailleurs. Les gens plus éduqués, eux, se cachent et restent très prudents. Il y a très peu de femmes. »