En Californie, l’ère des «tempêtes de feu»

Par

La Californie vit les incendies les plus massifs et les plus meurtriers de son histoire, amplifiés par une urbanisation erratique et le changement climatique. Les autorités, nationales et fédérales, n’ont de toute évidence tiré aucune leçon majeure pour gérer des catastrophes humanitaires d’une telle ampleur. Plus de 1 200 personnes sont portées disparues. Et l’air des villes est irrespirable.

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

New York (États-Unis), de notre correspondant.-  Le « paradis » a brûlé. Avec 76 morts (bilan provisoire), c’est déjà l’incendie le plus meurtrier et le plus destructeur de l’histoire en Californie. Mais l’atroce fournaise de Camp Fire, qui a détruit presque totalement la petite ville de Paradise au nord de San Franciso et laissé des dizaines de milliers de sans-abri, pourrait dans les prochains jours devenir une des catastrophes les plus meurtrières de l’histoire des États-Unis. À ce jour, 1 276 personnes sont en effet portées disparues. La liste comporte sans doute des personnes sauves ou des doublons. Mais beaucoup d’entre elles n’ont certainement pas pu quitter leur domicile cerné par des flammes immenses, enhardies par la sécheresse inhabituelle de ce mois de novembre. L’incendie monstrueux n’est qu’à moitié contenu. La recherche des victimes pourrait encore durer des semaines.