Au Yémen, la guerre, à Genève, l'impasse

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Depuis le déclenchement de l’opération militaire saoudienne le 26 mars, plus de 2 600 personnes sont mortes au Yémen, selon l'ONU, et la situation humanitaire y est catastrophique. Alors que les pourparlers se poursuivent à Genève, 500 000 Yéménites forcés de quitter leurs logements sont sans ressources.

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À Genève, les Nations unies n’ont pas (encore) fait de miracle. Comme celles consacrées depuis 2012 à la Syrie, la conférence internationale sur le Yémen n’a pas atteint son but, pourtant modeste : obtenir une trêve de 15 jours dans les combats qui opposent les rebelles houthis soutenus par l'Iran à la coalition gouvernementale menée par l’Arabie saoudite. Les négociations avaient commencé lundi 15 juin entre l'ONU et la délégation gouvernementale, fidèle au président Hadi, chassé au printemps par les Houthis. Les rebelles ne sont, eux, arrivés à Genève que le lendemain, après un voyage troublé de quarante et une heures qui n’a fait que renforcer leur scepticisme sur l’issue possible de la conférence.