Après le «non» en Ecosse, le Royaume-Uni s'oriente vers un Etat fédéral

Par Sébastien Martin

La victoire du « non » à l’indépendance en Écosse est le début d’un long processus. Alex Salmond, premier ministre, démissionne mais l’Écosse devrait obtenir plus de pouvoirs. Les autres régions – y compris l’Angleterre – veulent la même chose. Un rééquilibrage entre quatre nations est lancé. Si le Royaume reste uni, il s’engage dans une voie fédérale.

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Londres, correspondance. D’abord une évidence, qu’il convient de souligner. L’exercice démocratique que viennent d’achever l’Écosse et le Royaume-Uni est remarquable. Avec passion mais sans réelles tensions sur le terrain, les Écossais ont discuté de faire sécession. Ils ont pris l’une des plus importantes décisions politiques de leur vie dans le cadre d’un grand débat national, avec ferveur et respect. Ils se sont rués aux urnes, le taux de participation atteignant 85 %, un record historique en Écosse. Quant au gouvernement britannique, il a depuis le départ déclaré qu’il reconnaîtrait le résultat, quel qu’il soit. Le droit à l’autodétermination a été parfaitement respecté.