En Tunisie, les minorités sexuelles déchantent

Par Sana Sbouai

Après la révolution de 2011, les militants des droits LGBT ont cru en une amélioration de la situation, avec la possibilité de défendre leurs droits à travers la création d'associations ou la mobilisation publique lors de procès. Pourtant, des affaires récentes montrent une nouvelle répression des minorités sexuelles, dans un pays où l'homosexualité demeure un crime.

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Correspondance de Tunis (Tunisie). - Le ton se durcit autour des droits des minorités sexuelles en Tunisie. L'année 2016 commence aussi sombrement qu'a fini 2015. Le 4 janvier 2016, Shams, association pour la dépénalisation de l'homosexualité, s'est vu notifier une suspension de ses activités pour 30 jours. Un appel contre la décision a été déposé et Bayram Tounsi (ce n’est pas son vrai nom), l’un des membres fondateurs, compte bien se battre jusqu'au bout, lui qui ne veut pas fermer l'association.