Zoi Konstantopoulou: l'euro est devenu «un instrument de chantage»

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Le deuxième sommet du « plan B » se déroule ce week-end à Madrid. Objectif : faire converger les alternatives à l'austérité sur le continent. Zoi Konstantopoulou, l'ancienne présidente du parlement grec, fait partie des intervenants. Entretien.

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Plusieurs personnalités européennes sont à Madrid samedi 20 et dimanche 21 février pour le deuxième sommet du « plan B ». Parmi elles, Zoi Konstantopoulou, qui fut présidente du parlement grec de janvier à juillet 2015, avant la mise à l'écart de l'« aile gauche » de Syriza. Cette avocate de profession, élue pour la première fois députée Syriza en 2012, a notamment œuvré à la tête de la Vouli pour le lancement d'un audit sur la dette publique grecque. Lors des élections législatives anticipées de septembre dernier, en froid avec le parti, elle se présente comme candidate indépendante avec Unité populaire, qui rassemble les élus « frondeurs » de Syriza. Mais ce dernier ne parvient pas à dépasser le seuil des 3 %, et Zoi Konstantopoulou n'est pas réélue. Après sa participation au premier sommet du plan B, à Paris fin janvier, elle a répondu à nos questions sur les ambitions de cette initiative européenne. L'occasion, aussi, de revenir sur le revirement, cet été, du gouvernement Tsipras et les orientations prises par l'exécutif grec depuis septembre.