Comment défendre la planète en justice?

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Face à la somme des faits qui convergent aujourd’hui pour annoncer l’imminence de la catastrophe planétaire, voire l’autodestruction de l’humanité, une possible voie de sortie de l’impuissance, alternative au fatalisme aussi bien qu’au déni, consiste à promouvoir de nouveaux cadres juridiques de pensée et d’action. Valérie Cabanes montre que la formulation du concept d’écocide en constitue un premier jalon.

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La destruction de l’écosystème Terre par des technologies industrielles irrespectueuses du vivant conduit à hypothéquer les conditions de vie des générations actuelles et futures. Les personnes physiques, mais aussi les entités morales qui sont activement responsables de cette destruction, doivent pouvoir être poursuivies en justice lorsque leurs décisions portent atteinte à l’intégrité du vivant et donc à la sûreté de la planète. Elles commettent un crime d’écocide, le crime premier, celui qui ruine les conditions mêmes d’habitabilité de la Terre.