Après l'attaque du Bardo, Tunis fait preuve de résilience

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L'attentat revendiqué par l'État islamique est une nouvelle tentative de déstabiliser la transition démocratique tunisienne, en poussant le gouvernement à sacrifier les droits et les libertés nouvellement acquis au nom d'une réponse sécuritaire. Mais en dépit des difficultés économiques, des lenteurs de la transition et des attentats, presque personne n’envisage un retour en arrière.

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Tunis, de notre envoyé spécial. - Il y a comme une forme de résignation en Tunisie, depuis l’attaque du Bardo, mercredi 18 mars. Résignation à l’inévitable, c’est-à-dire aux attentats, qui ne sont malheureusement pas une nouveauté pour la société tunisienne. Résignation également au fait que rien ne sera offert gratuitement aux Tunisiens pour faciliter leur transition démocratique. Une transition lente et difficile depuis quatre ans, qui occupe tous les esprits, mais qui progresse pas à pas malgré les obstacles, dont l’assaut contre le musée et les touristes étrangers n’est que le dernier en date.