Rwanda : « J’essaye de pédaler très vite pour m’échapper. Mais ça ne me sort jamais de la tête »

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Presque vingt ans après le génocide au Rwanda, l’équipe nationale de cyclisme est devenue le symbole de l’expiation collective d’un pays toujours en proie à la division après des années de guerre civile. Le journaliste américain Philip Gourevitch a rencontré l’un des coureurs, Adrien Niyonshuti, qui porte l’espoir du pays dans l’épreuve de mountain-bike aux Jeux olympiques de Londres. En partenariat avec la revue Feuilleton. 

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En 2007, douze ans après le génocide qui décima le pays, le Rwanda s’est doté d’une équipe nationale de cyclisme. Un Américain, ancien coureur professionnel, Jonathan “Jock” Boyer, a repéré et recruté des jeunes, souvent encore adolescents, pour monter “Team Rwanda”. Parmi eux, Adrien Niyonshuti, rescapé du génocide, remarqué lors de la première Wooden Bike Classic. Il porte cet été l’espoir du Rwanda dans l’épreuve de mountain-bike aux Jeux olympiques de Londres.