Le Brésil assouplit la législation contre le travail forcé

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Poussé par le puissant lobby agricole, le gouvernement a fait paraître un décret qui restreint la définition du travail esclave. Le budget consacré à la lutte contre ce fléau avait déjà baissé de moitié entre 2016 et 2017. Et le nombre de personnes “libérées” s'est effondré. 

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Rio de Janeiro (Brésil), de notre correspondant.– « Ce décret enterre la lutte contre le travail forcé. Rien d'aussi radical n'avait été tenté jusqu'alors », s'emporte Mauricio Brito, procureur au MPT (ministère public du travail, tribunal indépendant du gouvernement). Le décret signé lundi 16 octobre par le ministre du travail du gouvernement Temer change la définition du “travail esclave” et « rend presque impossible toute condamnation pour esclavagisme », continue le procureur.