Les femmes tunisiennes rêvent d’égalité devant l’héritage

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Alors que le Parlement tunisien doit recevoir prochainement le projet de loi de la présidence sur l’égalité dans l’héritage, des femmes rurales et de classe moyenne ont livré leurs témoignages à Mediapart sur la question.

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Tunis (Tunisie), de notre correspondante.-  Meriem Frikha Tangour, retraitée et militante féministe, a arrêté de poursuivre ses frères en justice. Pendant 20 ans, elle a tenté de récupérer une partie de l’héritage de son père. « L’inégalité de l’héritage est une forme de violence économique. Moi-même et mes sœurs en avons beaucoup souffert », raconte-t-elle, émue. Sa mère, répudiée par son premier mari, puis remariée de force à un homme qui avait déjà sept enfants et 30 ans de plus qu’elle, a travaillé la terre pendant toute sa vie sur le petit terrain agricole que possédait son père en bordure de la ville de Sfax. À la mort de l’époux, la mère de Meriem se retrouve avec cinq enfants à charge et aucun bien.