François Hollande et la Grèce: un exercice d'équilibriste

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A Bruxelles, le déblocage de l’aide pour la Grèce a été validé. A Paris, les députés ont voté mardi sur le Mécanisme européen de stabilité, le PS s'abstenant dans sa grande majorité. De fait, ces dossiers mettent le candidat socialiste dans une position délicate: rester solidaire du peuple grec sans fâcher ses éventuels futurs partenaires européens.

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La Grèce a un genou à terre, mais elle évitera la faillite. Du moins dans l’immédiat. Mardi matin, les pays de la zone euro ont trouvé un accord pour débloquer le second plan d’aide dont le pays avait impérativement besoin pour rembourser les prêts qui arrivent à échéance mi-mars. Parallèlement, les députés français ont adopté à Paris le Mécanisme européen de stabilité (MES), qui désigne un des deux traités concoctés à Bruxelles censés éviter l’éclatement de la zone euro (nos explications sur ce texte ici).