Un an après les émeutes de la faim, qui se souvient des promesses?

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Un milliard de personnes souffrent de la faim sur la planète. Et le G-8 des ministres de l'agriculture, réunis en Italie jusqu'à lundi dernier, le 20 avril, n'a pu que constater que le monde est «très loin» d'avoir atteint ses objectifs en matière de malnutrition. Un an après les «émeutes de la faim» et le sommet de la FAO à Rome, qu'est en effet devenue la promesse de Nicolas Sarkozy d'un «Partenariat mondial pour l'alimentation et l'agriculture»? Le pilier financier a été discrètement mis en sommeil, crise économique oblige. Et le volet politique fait l'objet d'âpres négociations. Décryptages.

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Malgré l'enchevêtrement des crises – financière, alimentaire, climatique – qui secouent la planète, le marasme économique attire sur lui presque tous les projecteurs. Ne serait-ce que pour cela, la tenue d'un G-8 des ministres de l'agriculture, une première historique, du samedi 18 au lundi 20 avril dans les environs de Trévise en Italie, est un signal positif. Il replace au cœur de l'agenda politique international la question alimentaire. Car tout s'est passé ces derniers mois – de G-20 de Washington (novembre) en G-20 de Londres (avril) – comme si la récession économique avait éclipsé les ravages de la crise agricole.