Narendra Modi, l'homme qui pourrait bientôt gouverner l'Inde

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Depuis le 7 avril et jusqu'au 12 mai, l'Inde élit ses députés. Un scrutin qui pourrait porter à la tête du pays un farouche nationaliste hindou, Narendra Modi, gouverneur du Gujarat. Avec le naufrage du parti du Congrès, la nouvelle assemblée risque de tourner la page d'une certaine idée de l'Inde moderne, telle qu'elle a été rêvée puis dirigée par les héros de l'Indépendance.  New Delhi (Inde), envoyé spécial.

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De notre envoyé spécial à New Delhi (Inde). Il y a deux manières d’aborder les élections législatives indiennes qui ont démarré le 7 avril et vont se poursuivre jusqu’au 12 mai. La première consiste à célébrer ce « miracle » de la démocratie en Inde, vieille de 67 ans, où 814 millions d’électeurs potentiels vont se rendre aux urnes pour choisir leurs députés qui, à leur tour, sélectionneront le premier ministre qui dirigera le pays pour les cinq prochaines années : des pauvres, des riches, une classe moyenne de plus en plus importante, des brahmanes, des dalits (les intouchables d’autrefois), des militants maoïstes et des extrémistes religieux… Le tout sous le regard sourcilleux de onze millions de fonctionnaires mobilisés pour l’occasion. C’est – bien trop souvent – la façon de voir des médias occidentaux, prompts à célébrer un grand carnaval réaffirmant l’État de droit et les libertés dans la deuxième plus grande nation de la planète.