«Ibizagate»: les calculs du chancelier autrichien

Par Vianey Lorin

Le conservateur Sebastian Kurz espère sortir renforcé de la crise politique provoquée à Vienne par la révélation de l’enregistrement mettant en cause l’extrême droite. Mais l’opposition accuse le chancelier de se dédouaner de ses responsabilités, lui qui dirige le pays en coalition depuis 18 mois avec le FPÖ. Kurz fera face à une motion de censure lundi, au lendemain des européennes.

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Vienne (Autriche), correspondance.– « Genug ist genug ! » C’est par ces mots – « Trop, c’est trop ! » – repris à la une des journaux autrichiens que le chancelier conservateur Sebastian Kurz a mis fin, la semaine dernière, à la coalition gouvernementale entre le parti conservateur (ÖVP) et l’extrême droite (FPÖ), au pouvoir depuis 18 mois à Vienne.