Exportations d'armes: des contrats français plus transparents mais aussi de grosses zones d'ombres

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Le salon Eurosatory, grande messe française des industriels de la défense, a pris fin le 20 juin. De fructueux contrats en perspective pour le président Sarkozy, qui s'engage à fond pour que la France reste le quatrième exportateur mondial d'armements. Même si, dans ses carnets de commandes, figurent quelques clients bafouant allègrement les droits de l'Homme.

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«Canons à vendre», chantait Boris Vian. Allegro fortissimo, depuis son élection, le président Sarkozy claironne que la relance des exportations d'armement est devenue une «priorité» nationale. A quel prix, alors que la France est déjà au quatrième rang mondial, demandent les défenseurs des droits de l'Homme ?
On se souvient des contrats promis avec la Libye au moment où étaient libérées les infirmières bulgares. Puis de la visite à grand spectacle du colonel Khadafi à Paris. On se rappelle aussi les déplacements présidentiels, façon grand commis voyageur, en Afrique du Nord ou au Moyen-Orient. Par exemple en Arabie saoudite, premier client de la France des armements, où Nicolas Sarkozy a soutenu, début 2008, des contrats portant notamment sur des systèmes de sécurité aux frontières.