Réchauffement climatique: les balbutiements d'une mobilisation mondiale

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Des centaines de milliers de personnes devaient manifester ce dimanche dans 136 pays lors d'une "marche pour le climat". Alors que les négociations internationales reprennent, comment créer un vaste mouvement populaire sans renoncer à critiquer le système ?

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Tout est parti d’une date : le 21 septembre, à New York, « la marche des peuples pour le climat ». Deux jours avant une rencontre de chefs d’État sur le changement climatique, la première depuis le sommet de Copenhague en 2009, convoquée par le secrétaire général de l'Onu Ban Ki Moon, des centaines de milliers de personnes sont appelées à venir marcher pour « tout changer ». Parmi les instigateurs, on trouve 350, qui mobilise contre le projet d’oléoduc Keystone XL, une des grandes luttes écologistes actuelles aux États-Unis. Mais aussi Avaaz, le mouvement citoyen en ligne, qui excelle dans la communication virale. Les mots d’ordre sont délibérément flous : « Pour la justice environnementale et l’égalité. » L’accent est mis sur l’importance supposée de l’événement : « La plus grande marche pour le climat de l’Histoire. »