Les libéraux allemands, ce parti par lequel la crise est arrivée

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Depuis lundi, les libéraux sont attaqués de toutes parts, accusés d'être responsables de la crise politique en Allemagne. « Mieux vaut ne pas gouverner que de mal gouverner », répond leur leader. Retour sur les origines de ce parti, qui connaît aujourd'hui une dérive droitière.

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Berlin (Allemagne), de notre correspondant.– Deux jours après le big-bang politique berlinois, la petite phrase qui a provoqué l’effondrement du projet Jamaïque, « Mieux vaut ne pas gouverner que de mal gouverner », est plus que jamais au centre du débat politique allemand. Et son auteur, le président des libéraux Christian Lindner (38 ans), l’homme par qui le scandale est arrivé, est désormais attaqué de toutes parts. Ce dernier, qui assume et a même fait de cette phrase le slogan temporaire de son parti, est aujourd’hui engagé dans un difficile bras de fer pour gagner une bataille médiatique essentielle avant de possibles nouvelles élections.