Carla Del Ponte: «Tôt ou tard, le président soudanais el-Béchir sera arrêté»

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Dans un entretien exclusif à Mediapart, l'ancienne procureure du tribunal pénal international pour la Yougoslavie et le Rwanda, Carla Del Ponte (photo), se déclare favorable à la suppression des paradis fiscaux. «Je pense que tout le monde doit payer des impôts», confie-t-elle. Aujourd'hui ambassadrice de Suisse en Argentine, cette magistrate au verbe haut et au parcours judiciaire parfois contesté revient également sur la récente mise en accusation pour crimes contre l'humanité du président soudanais, Omar el-Béchir, et tire un bilan optimiste de la justice internationale.

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Deux membres du Groupement d'intervention de la police nationale (GIPN) la suivent partout. Cible d'une demi-douzaine d'attentats ces vingt dernières années, Carla Del Ponte (photo ci-dessous), l'ancienne procureure du tribunal pénal international pour le Rwanda et la Yougoslavie, est toujours placée sous protection rapprochée dans ses déplacements, bien qu'occupant depuis le 1er janvier 2008 un poste très tranquille d'ambassadrice de Suisse en Argentine.