Merav Michaeli, le féminisme au secours de la gauche israélienne

Par Salomé Parent-Rachdi

La nouvelle présidente du parti travailliste offre un nouveau souffle à la formation fondatrice d’Israël. Ses électeurs ? Des électrices principalement, attirées par la « révolution des cols roses » qu’elle a promis de lancer face à un Netanyahou accusé d’avoir « renvoyé les Israéliennes à la cuisine »

La lecture des articles est réservée aux abonnés.

Au milieu de la douzaine de visages masculins qui s’affichent à la télévision, chacun fixant l’écran d’un air plus ou moins goguenard, celui de Merav Michaeli arbore un masque serein, ses pupilles brunes comme déjà plongées dans les yeux de ses futurs électeurs. À 54 ans, cette ancienne journaliste au quotidien de gauche Haaretz est la troisième israélienne à diriger Havoda, le parti travailliste, dans les pas de Shelly Yachimovich et de Golda Meir, seule femme jamais élue première ministre de l’histoire d’Israël.