Plusieurs études soulignent la résurgence de Daech en Irak et en Syrie

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Quelques mois après l’annonce du retrait américain et la quasi-reconquête de son territoire par Bachar al-Assad, l’État islamique ne contrôle plus une vaste portion de territoire comme auparavant, mais le groupe islamiste multiplie les opérations de guérilla.

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Si la politique est l’art de la conquête sur le court terme, la guérilla est celle de la victoire au long terme. Quelques mois après que Donald Trump a proclamé la défaite de l’État islamique (Daech, ou ISIS en anglais), au moins quatre rapports ont été publiés cet été pour s’alarmer de la persistance, voire de la résurgence, du groupe terroriste en Irak et en Syrie : par l’ONU, par le Pentagone et par les centres de recherches et d’analyse Rand et Soufan. Chaque étude choisit ses propres mots et ses propres angles de réflexion, mais toutes aboutissent à la même conclusion : loin d’être défait, Daech reprend au contraire du poil de la bête puisque les conditions qui ont présidé à son émergence existent toujours.