Libye : l'équilibre de la coalition est-il tenable ?

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La résolution 1973 adoptée par la coalition internationale pour «protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaques» en Libye en utilisant «toutes les mesures nécessaires» laisse nombre d'ambiguïtés. D'abord réticente pour intervenir en Libye, la France a changé de position pour s'engager pleinement. Une opération de «communication politique», dixit un chercheur, pour qui de nombreuses questions restent en suspens.

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La résolution 1973 adoptée par la coalition internationale le 18 mars pour «protéger les populations et les zones civiles menacées d’attaques» en Libye, en utilisant «toutes les mesures nécessaires», n'est pas sans ambiguïtés et laisse nombre de questions en suspens quant à l’objectif final. Contacté par Mediapart, le ministère des affaires étrangères explique que le processus pour obtenir un tel accord de la communauté internationale, habituellement long et compliqué, a été exceptionnellement raccourci pour répondre à l’urgence de la situation en Libye. «Le massacre qui avait déjà commencé et les menaces de Kadhafi de faire un bain de sang à Benghazi ne laissaient aucun doute sur la suite des événements si nous n’avions pas pris le risque d’intervenir», explique-t-on.