En Irak, les Kurdes syriens fuient en masse les bombes turques

Par Inès DAIF et Stéphane KENECH

Chaque jour, le camp de Bardarash au Kurdistan irakien voit affluer les réfugiés en provenance du voisin syrien, fuyant l’offensive turque. Entre combat et exil, ils ont choisi. Malgré le contrôle des YPG, combattants kurdes syriens, qui cherchent à les empêcher de fuir.

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Sheila (Irak), correspondance.– La nuit annonce le glas d’une fin de cessez-le-feu. À Sheila, village irakien frontalier avec la Syrie, les réfugiés venus du Kurdistan syrien, guidés par des passeurs sur des sentiers inconnus, se pressent, fuyant les militaires turcs et leurs supplétifs arabes syriens. L’OIM (Organisation internationale pour les migrations, dépendant de l’ONU) les accueille. Un interrogatoire est opéré par les « Asaych », les renseignements kurdes irakiens. Une fois ces formalités passées, un bus les escortera à Bardarash, un camp situé à 80 km au nord d’Erbil, la capitale. Il avait été mis à disposition pour les déplacés de Mossoul durant la guerre contre l’État islamique (EI).