De retour au Liban, Saad Hariri se met à la table des négociations

Par Virginie Le Borgne

Rentré mardi à Beyrouth, le premier ministre a « suspendu » sa démission, annoncée le 4 novembre depuis l'Arabie saoudite. Des consultations politiques sont engagées. Si l'épisode saoudien renforce sa popularité, rien ne dit que Saad Hariri sera suivi par son camp et ses partenaires, le Hezbollah en particulier.

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Beyrouth (Liban), de notre correspondante.– Son retour, mardi, s'est apparenté à celui du fils prodigue. Les yeux rivés sur chacun de ses déplacements, son unique interview et ses quelques apparitions sur les réseaux sociaux, le Liban a vécu ces trois dernières semaines dans l’attente de voir son premier ministre Saad Hariri fouler à nouveau son sol. Des pancartes à son effigie sur lesquelles est inscrit « Nous sommes avec toi » ont envahi Beyrouth et des centaines de participants ont récemment couru le marathon, vêtus d’une casquette ou d’un T-shirt flanqués du message « Ramenez-nous notre premier ministre ».